
Le 1.2 L PureTech a longtemps été l’un des moteurs les plus répandus sur le marché européen, équipant de nombreux modèles du groupe Stellantis. Après plusieurs années marquées par des critiques sur sa fiabilité, une nouvelle page semble enfin s’ouvrir.
Avec l’arrivée d’un nouveau bloc Turbo 100, la marque au Lion présente une grosse évolution de son trois cylindres, destinée notamment aux Peugeot 208, 2008 mais aussi à d’autres modèles citadins du groupe. L’objectif étant de proposer une motorisation aussi fiable que performante et de revenir sur le devant de la scène.
Turbo 100, le PureTech c’est fini
Le Turbo 100 est une évolution majeure du précédent moteur essence trois cylindres 1,2 litre. Fort de 101 chevaux et d’un couple de 205 Nm dès 1 750 tr/min, il promet des reprises dynamiques et un confort de conduite optimal, que ce soit en ville ou sur route.
Ce moteur intègre 70 % de nouveaux composants, dont un bloc-cylindres inédit, un système d’injection revu à 350 bar, ou encore un turbocompresseur corrigé. La réponse à bas régime, elle aussi, a été améliorée, garantissant des accélérations plus franches et une conduite plus souple. De plus, la combustion est optimisée grâce au cycle Miller et à un taux de compression plus élevé, permettant ainsi de réduire les consommations et les émissions de CO₂.
L’un des changements majeurs concerne la distribution, qui a beaucoup fait couler d’encre par le passé. En effet, ce nouveau 3 cylindres abandonne la courroie au profit d’une chaîne de distribution, bien plus fiable sur le long terme. Le bloc-moteur, les pistons et les segments ont également été repensés afin de contribuer à la robustesse et de maîtriser la consommation d’huile. Pour garantir une longévité maximale, le Turbo 100 a été soumis à 30 000 heures de tests sur bancs d’essai et a parcouru un total de 3 millions de kilomètres, dont 200 000 avec des véhicules prototypes.
Depuis son apparition en 2012 sur la première génération de 208, le 1.2 PureTech a souffert de critiques liées à sa fiabilité, notamment à la suite de problèmes de distribution et à des surconsommations d’huile. Malgré des progrès spectaculaires depuis quelques années, ce Turbo 100 aura encore fort à faire pour retrouver une place de choix sur un marché automobile de plus en plus disputé.

Le turbo 100, une arme de reconquête
Peugeot entend reprendre la main sur son image de marque. Le Lion ne se contente pas uniquement de remplacer un moteur, il souhaite réaffirmer ses atouts face à ses concurrents, tels que Renault et Volkswagen et ainsi retrouver la confiance de ses clients partout en Europe.
Pour y parvenir, le constructeur français met les bouchées doubles et accompagne son nouveau Turbo 100 d’un programme « Peugeot Care ». Ce programme offre une garantie pouvant s’étendre jusqu’à 8 ans ou 160 000 kilomètres, au premier terme échu. Les révisions ont également été allégées, elles se feront désormais tous les 2 ans ou 25 000 kilomètres. Un contrôle intermédiaire annuel sera effectué pour une totale tranquillité d’esprit.
Ce plan s’inscrit dans une stratégie ayant pour but d’améliorer la fiabilité des blocs essence, avec des performances et une consommation optimisée. Peugeot mise sur cette nouvelle motorisation pour tourner définitivement la page du PureTech et retrouver sa place de leader historique, notamment en France.
Reste à savoir si ce nouveau moteur Turbo 100 saura convaincre tant sur le plan de l’agrément de conduite que sur la fiabilité mécanique.

