La BMW i3s électrise l’électromobilité premium04:59

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Rouler en électrique, c’est une idée qui commence à faire son chemin. Voir rouler des véhicules électriques sur nos routes, c’est une vision que nous avons de plus en plus. Mais penser rouler avec une berline très compacte, 100 % électrique, avec un caractère sportif affiché, c’est plus rare. Deux lettres, un chiffre : i3s… Nous avons pris le volant de la nouvelle petite Bavaroise de chez BMW, la BMW i3s, afin de voir ces atouts.

La BMW i3s, une compacte électrique urbaine qui apprécie aussi de prendre la clé des champs.
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Vous voulez des watts ?

Ce qui est sur, c’est que vous ne passerez pas inaperçu, quelque soit l’utilisation que vous en ferez. En ville, comme voiture de fonction, en flotte d’entreprise ou pour vos déplacements quotidiens, « rouler électrique BMW » sera remarqué. La BMW i3s, c’est une nouvelle puissance sur route. Vous voulez des watts ?

Avec une batterie de 42 kWh (120 Ah), (184 ch) et 270 Nm qui sont lâchés, 285 km (en cycle WLTP) nous sont promis. Cela fait une sacrée culbute par rapport au 195 km de la précédente version de la BMW i3. Mais bon, il est vrai que la batterie ne faisait que 33 kWh… (Résultat : des performances en légère hausse avec un 0 à 100 km/h abattu en 6,9 secondes et une vitesse de pointe de 160 km/h (7,3 s et 150 km/h pour la i3 classique).

Avec ses 4 mètres de long, 1,7 mètres de large et 1,5 mètres de haut, pour un poids de 1 340 kg, c’est un véritable concentré de puissance. De la puissance, certes oui, mais l’électrique c’est aussi une autre manière d’appréhender la conduite. Il faudrait dire les « conduites ». Ainsi, nous sommes partis au volant de cette nouvelle BMW i3s sur divers terrains. Si électrique est souvent synonyme de circulation urbaine, nous ne nous sommes pas allé en centre-ville tout de suite.

Un « bloc roulant »

Direction les petites départementales sympathiques et sinueuses pour découvrir la fée électrique, version munichoise… Au pied du Pic Saint-Loup, sur les contreforts héraultais, nous avons pu ressentir les premières sensations distillées par cette électrisante BMW i3s. Les enchaînements de virages ont permis de mettre en avant le confort de conduite de l’ensemble. Avec une structure monocoque en carbone, ultralégère, c’est véritablement un seul et même « bloc roulant ». Un assemblage à base de colles adaptées, qui vient réduire la masse totale du véhicule et compenser les 275 kg de la batterie. Une singularité qui concourt à une bonne tenue de cap. Un bon point qui confère des qualités de routières pour ceux qui, professionnellement, ont le besoin d’effectuer des kilomètres. Une compacte qui possède tous les gènes qui font de la marque germanique une des meilleures au monde.

Quel couple pour la BMW i3s !

Pour autant, il faut savoir canaliser cette fougue… La BMW i3s est dotée de plusieurs modes de conduites lui conférant différents caractères sur la route, à savoir Eco, Eco+, Normal et Sport. En l’occurrence sur notre départementale, nous avons pris le parti d’enclencher le dernier. Ah oui ! Quel caractère ! Les suspensions, repensées pour être un peu fermes, entrent en jeu. Mais c’est surtout la poussée qui est notable. Le couple passe directement aux roues arrières et là, ça dépote ! Quel couple ! Un peu beaucoup, dirons-nous. L’anti-patinage, entrant en action en courbe, est accentuée, mais parfois, on sent bien l’arrière de la voiture avoir tendance à « vouloir passer devant »… Coté pneus, ça crisse bien sur les changements d’appuis.

Récupération d’autonomie rapide en ville

Une fougue qui se ressent sur l’autonomie. Les 220 km affichés fondent comme neige au soleil… Donc oui, la i3s ça pousse fort, mais ne pas en abuser quand même. Ainsi, nous nous sommes dirigés vers des agglomérations au trafic beaucoup plus dense et lent pour jauger de l’appétence de cette BMW i3s pour les parcours urbains. L’utilisation du mode Normal constitue celui qui sera le plus usité sur route. Il permet un très bon compromis entre performance et gestion de l’autonomie.

Pas d’effet de « ramping »

Mais c’est également un moyen de pouvoir recharger la batterie. Vous pourrez récupérer de l’autonomie en usant du système de récupération d’énergie. Celui de notre modèle n’est pas réglable. Vous ne serez donc pas en roues libres en lâchant l’accélérateur. C’est un peu comme si vous conduisiez « à une seule pédale »… Ainsi, le frein moteur est important, presque jusqu’à l’arrêt si l’on n’intervient pas. Cela peut surprendre à l’arrêt, surtout si vous avez déjà utilisé des véhicules électriques où une certaine inertie est palpable (effet « ramping »). Cela permet de recharger assez vite en ville, mais cela altère un peu la conduite lorsque la circulation est dégagée.

Univers feutré et silencieux

Ainsi, après quelques kilomètres, ce sont les rues et les avenues embouteillées de Montpellier que nous avons découvertes. Un environnement où la voiture trouve sa place très rapidement. Son gabarit lui permet ainsi de se faufiler sans souci. Ce qui permet également de pouvoir passer en mode Eco pour un gain d’autonomie substantiel. On est d’accord, la ville, c’est bien son élément…

Les embouteillages deviendraient presque agréables en BMW i3s.

Si la différence avec le modèle de BMW i3 est notable, les flancs de la voiture sont élargis de 20 mm, passant le diamètre de braquage 9,86 mètres à 10,31 mètres. Cela n’enlève en rien à notre voiture pour se fondre dans l’hypercentre montpelliérain aux ruelles tortueuses. Assez vite pris dans les embouteillages, c’est le moment où elle dévoile d’autres charmes. Un voyage dans une univers feutré et silencieux, la BMW affiche crânement ses atouts. Déjà, en passant sur le mode de conduite Eco, le gain d’autonomie s’accroît. Si vous en voulez plus, passez en Eco+, mais là oubliez climatisation, radio… L’économie d’énergie maximale se paie au prix de la baisse de l’agrément de conduite.

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Très bonne habitabilité pour la BMW i3s

Calé dans des sièges thermo-régulés, tissus et cuir, les mains sur le volant gainé de cuir, c’est surtout la planche de bord, en forme de « vague », qui attire le regard. Une planche de bord en bois d’eucalyptus… Là, se positionne un écran d’info-divertissement de 10,25’’. Une voiture avec laquelle nous ne sommes pas passé inaperçu. Au quotidien, dans le cadre de votre activité professionnelle, ou pour vos déplacement privés ou familiaux, vous pourrez le remarquer. BMW est connu pour des modèles beaucoup plus grands et le gabarit de notre i3s a pu en surprendre plus d’un.

Bois et matières recyclés sont au cœur de l’habitacle de la BMW i3s.

Mais cela ne veut pas dire que vous manquerez de place. Au contraire, la Bavaroise surprend par une très belle habitabilité qui en fera ainsi une voiture utilisable, pour tout usage. Tout d’abord, la i3s, c’est un espace intérieur qui se dévoile de manière singulière par son accès. La compacte germanique affiche ainsi une ouverture avec des portes antagonistes asymétriques. Les portes arrières étant plus courtes que les portes avant.

Une ligne très novatrice pour cette BMW i3s.
Des portes arrières antagonistes qui confèrent à la BMW sa singularité.
Pour ouvrir les portes arrières, ouvrez les portes avant, en premier…

En revanche, les passagers arrières ne pourront prendre place sur la banquette que si les portes avant sont préalablement ouvertes. La poignée d’ouverture des portes arrières n’est accessible que dans ce cas là, par des poignées placées derrière les appuie-têtes des sièges avant… Il faut un peu réfléchir à l’ordre d’ouverture des portes !

Un style clivant

Bon, à l’arrière, on ne peut pas dire que la capacité d’emport soit le point fort de la voiture. Avec 260 litres de contenance, les utilisations pour les départs en vacances se réduisent, mais en « week-end » ou pour transport de petits volumes, c’est satisfaisant. A noter qu’un autre petit coffre se trouve à l’avant, sous le capot, où se loge les câbles de recharge. Au final, rouler en BMW i3s, c’est souhaiter rouler électrique, mais en voulant renvoyer une certaine image. Avec son style clivant, c’est une manière assumée de rouler électrique. L’autonomie est de bon niveau pour son usage citadin. Vous assumerez donc cet aspect premium. Mais difficile de rester en dessous des 45 000 €, si vous vous laissez tenter par quelques options(1). Une excellente seconde voiture pour une autre image de électromobilité, version munichoise.

Pierre-Jean Côme

Comment recharger la BMW i3s ?

Pour la charge rapide, c’est le Combo qui a été retenu par BMW avec un temps de charge en 39 minutes à 80 % avec une borne 50 kW. Pour la charge sur prise domestique, comptez 11 heures et 7 h 30 avec une borne 3,7 kW. Si le chargeur 11 kW est choisi parmi les options, le temps de charge de la BMW i3s passe à seulement 2 h 45 mais encore faut-il avoir une borne délivrant cette puissance à la maison sur la voie publique. La charge de la BMW i3s se passe au niveau de la trappe située sur l’aile arrière droite.

Elle renferme un connecteur de Type 2 avec un chargeur allant jusqu’à 11 kW pour se brancher à des Wallbox en courant alternatif. Pour la charge rapide en courant continu, un connecteur combo CCS est également présent, pour des charges à 50 kW maximum. Le câble pour prise domestique Mode 2 ainsi que celui de Type 2 / Mode 3 pour Wallbox sont tous les deux fournis en série.

  • (1) Pack Advanced Serenity : 1 890 € ( Navigation GPS Professional, info trafic en temps réel, système audio Harman Kardon, clef mains-libres)
  • Pack Advanced Parking : 1 000 € ( Caméra de recul, radar de stationnement avant, stationnement automatique mains-libres)
  • Pack Advanced Safety : 1 000 € ( Freinage et alerte anti-collision, régulateur de vitesse adaptatif à fonction embouteillages, lecture des panneaux)

Vous pouvez également découvrir notre essai vidéo ici.

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